Simulateur de rentabilité client freelance — paramètres à gauche, résultats à droite
Comment lire les résultats (sans se tromper)
Le simulateur vous donne plusieurs indicateurs. Le plus important n’est pas “le revenu brut”, mais l’écart entre votre TJM affiché et votre TJM réel (une fois le temps caché ajouté). Cet écart explique pourquoi certains freelances travaillent beaucoup mais stagnent.
Votre priorité est le cadrage : limiter les validations, encadrer les corrections et réduire la communication non nécessaire (process, points fixes). Ce n’est pas forcément “augmenter le prix” tout de suite.
Ce client vous coûte. Deux options : augmenter le prix (ou passer au forfait) ou réduire le périmètre. Si ce n’est pas possible, c’est souvent un signal de “mauvaise cible”.
Pourquoi certains clients freelance ne sont pas rentables
Un client devient non rentable quand le projet accumule du temps caché et des coûts oubliés. Ce n’est pas forcément un “mauvais client” : c’est souvent un projet mal cadré.
L’objectif n’est pas de “traquer” chaque minute, mais d’avoir un repère stable. Quand vous mesurez vos projets avec la même logique (temps réel + frais), vous voyez rapidement quels types de missions vous font progresser… et lesquelles vous enferment.
Temps caché
Admin, suivi, facturation, organisation : indispensable, mais rarement compté dans votre prix.
Communication
Réunions, messages, validations, relances : plus il y en a, plus votre TJM réel chute.
Corrections
Les allers-retours sont normaux… jusqu’à ce qu’ils deviennent une seconde mission.
Frais
Outils, déplacements, sous-traitance, achats : ces coûts doivent être intégrés à la rentabilité.
Comment calculer la rentabilité réelle d’un projet freelance
Une méthode simple consiste à comparer le revenu facturé au temps réel travaillé et aux frais.
Le piège classique est de raisonner “mission par mission” sans voir l’impact sur votre mois. Un projet peut sembler acceptable isolément, mais vous empêcher d’atteindre votre objectif net si vous accumulez plusieurs clients avec un TJM réel faible. Si vous voulez relier votre modèle à un objectif, la page pivot combien facturer pour gagner 2000€ netest un bon complément.
TJM × jours facturés. C’est la base, mais ce n’est pas le résultat final.
Admin + communication + corrections : convertissez ces heures en jours pour obtenir le temps réel.
Outils, déplacements, autres coûts : ils réduisent votre bénéfice (et votre marge).
Si l’écart est important, votre priorité est le cadrage : périmètre, validations, limites de corrections.
Astuce simple : au lieu d’essayer de “tout prévoir”, fixez des garde-fous. Par exemple :
- Nombre de retours inclus (ex : 2 rounds de corrections).
- Canal de communication (et fréquence) pour éviter les demandes en continu.
- Un périmètre “version 1” qui peut être étendu via avenant.
- Une règle claire : au-delà d’un seuil, c’est facturé.
Quel TJM appliquer pour qu’un projet soit rentable
Le TJM recommandé sert de repère : si vous voulez une marge, votre prix doit couvrir les frais + vous laisser une marge de sécurité. Si le client ne peut pas suivre, la solution n’est pas forcément de baisser : c’est souvent deréduire le périmètre.
Pour fixer un TJM global cohérent (objectif net, jours facturés, charges), utilisez aussi :
Pour approfondir :
- Les erreurs qui vous coûtent cher : erreurs prix freelance
- Objectif net (page pivot) : combien facturer pour gagner 2000€ net
- Progression : passer de 2000€ à 3000€ net
- Guide revenu net : revenu net auto-entrepreneur
- Débuter avec des repères : combien facturer freelance débutant
- Comprendre les charges : calcul des charges en micro-entrepriseet les taux de cotisation 2026
Exemple concret de rentabilité client freelance
Exemple réaliste : vous facturez 350€ sur 10 jours (3 500€). Sur le papier, c’est correct. Mais vous passez 8h de communication, 6h de corrections et 5h d’admin (19h). En convertissant à 8h/jour, cela ajoute environ 2,4 jours non facturés. Vos 10 jours deviennent 12,4 jours réels.
Votre TJM réel devient environ 3 500€ / 12,4 ≈ 282€ par jour (avant même les frais). Si vous avez 120€ d’outils et 80€ de déplacements, vous perdez encore en marge. Ce type de calcul est utile pour décider :
- Faut-il augmenter le prix ?
- Faut-il réduire le périmètre ?
- Faut-il limiter les allers-retours ?
- Faut-il refuser ce type de client ?
FAQ
Comment savoir si un client est rentable ?
Un client est rentable si le revenu facturé couvre non seulement les jours facturés, mais aussi le temps non facturé (admin, communication, corrections) et les frais du projet. Le bon indicateur est votre TJM réel sur le projet.
Comment calculer la rentabilité en freelance ?
Calculez le revenu brut (TJM × jours facturés), soustrayez les frais, puis intégrez le temps non facturé en le convertissant en jours. Vous obtenez un TJM réel qui permet de comparer objectivement vos projets.
Quel TJM appliquer pour être rentable ?
Le TJM rentable dépend de vos charges, de vos jours réellement travaillés et de la marge que vous visez. L’approche la plus simple est de calculer un TJM recommandé puis de l’ajuster en jouant sur le périmètre plutôt que de baisser le tarif.
Comment éviter une mission freelance à perte ?
Cadrez le périmètre, limitez le nombre d’allers-retours, facturez le temps de gestion quand il explose, et vérifiez votre rentabilité dès le devis. Une mission floue est presque toujours une mission qui dérape.
Comment fixer un prix freelance sans sous-facturer ?
Fixez un TJM plancher basé sur un objectif net et un nombre de jours facturés réaliste. Ensuite, adaptez le périmètre aux budgets des clients au lieu de casser votre TJM.
Comment calculer le temps non facturé ?
Additionnez admin + communication + corrections (en heures) et convertissez en jours (en divisant par 8). C’est ce temps invisible qui fait chuter votre TJM effectif.
Comment augmenter sa rentabilité en freelance ?
Augmentez progressivement votre TJM, réduisez le temps caché (process, cadrage), et choisissez mieux vos clients. Une hausse de prix + un meilleur cadrage est souvent plus efficace que travailler plus.
Conclusion + action
Un client rentable n’est pas celui qui a “un bon TJM”. C’est celui qui reste rentable après le temps invisible et les frais. Utilisez ce simulateur pour piloter votre activité, puis validez votre TJM global et votre objectif net.
